Etablissement de Paiement
La directive européenne sur les services de paiement (2007/64/CE) a été transposée par ordonnance le 15 Juillet 2009 et est entrée en vigueur le 1 Novembre 2009. Ce blog traitera de cette transposition et de ses conséquences sur le système bancaire français. Il centralisera les documents disponibles sur le sujet et consultable par le web.
Offre de services
Aprés avoir réalisé une qualification des activités envisagées permettant de savoir si un agrément est nécessaire et si oui lequel, j'accompagne suivant une methodologie packagée, les sociétés dans leur processus d'agrément aussi bien en tant qu’établissement de paiement qu'établissement de monnaie électronique. J'interviens (avec l'aide de spécialistes) sur la totalité des éléménts constituant le dossier d'agrément, notamment sur le contrôle interne (permanent et périodique), la lutte anti-blanchiment, le plan de continuité d'activité, la description des processus, qualification juridique de l'activité et la description et sécurité du Système d'information.
J ai aussi développé une offre de services qui me permet de suivre les établissements de paiement et les établissements de monnaie électronique durant leur activité sur les aspects de conformité (veille réglementaire, audit, mis à jour des procédures, etc.)
Je travaille maintenant au sein d’un cabinet de conseil ce qui me permet de disposer de toutes les ressources nécessaires à la constitution d’un dossier d’agrément solide et pouvoir assurer son suivi.
Si vous voulez plus d'information vous pouvez me contacter sur bruno.joanides@gmail.com ou au 06.08.73.78.16
J ai aussi développé une offre de services qui me permet de suivre les établissements de paiement et les établissements de monnaie électronique durant leur activité sur les aspects de conformité (veille réglementaire, audit, mis à jour des procédures, etc.)
Je travaille maintenant au sein d’un cabinet de conseil ce qui me permet de disposer de toutes les ressources nécessaires à la constitution d’un dossier d’agrément solide et pouvoir assurer son suivi.
Si vous voulez plus d'information vous pouvez me contacter sur bruno.joanides@gmail.com ou au 06.08.73.78.16
jeudi 26 janvier 2012
La France est-elle en train de rater le train de l'innovation ?
La société C2A vient de décrocher son agrément d'EP en France ce qui porte à 13 le nombre d'EPs agréés par l'ACP.
Pour reprendre un extrait des chiffres d'une étude que je suis en train de réaliser, il y a actuellement 41 Établissements de paiement en Espagne agréés par la Banque d'Espagne, 62 en Angleterre agréés par la FSA, 38 en Allemagne par la BaFin, 23 en Suède agréés par la FI....
En France, 13 établissements de paiement ont donc été agréé par l'ACP, 4 établissements de paiement étrangers ont créé des succursales en France et 118 ont exercé leur passeport pour vernir exercer en France en Libre Prestation de Service.
La France aurait mérité une meilleure place que celle qui est la sienne actuellement et qui donne l'image d'un lieu peu propice au développement de solutions innovantes. Il n'y a pas moins de volonté d'entrepreneurs Français à développer des nouveaux services et moyens de paiement que dans les autres pays alors pourquoi cette disparité ?
On doit également mentionner, pour dresser un tableau complet, le fait que le France n'a toujours pas transposé la DME2 contrairement à d'autres pays (comme l'Angleterre) qui ont déjà agréé des établissements avec les dispositions allégées de la nouvelle directive.
Cela est de nature à créer évidemment une distorsion au niveau de la concurrence car des établissements ont déjà demandé leur passeport pour venir exercer en France.
De plus, la commission européen vient de publier son livre vert qui vise non seulement à dresser un panorama des nouveaux services et moyens de paiement mais énumère aussi les barrières empêchant l'innovation, l'émergence des nouveaux acteurs et une meilleur interopérabilité des systèmes de paiement à travers l'Europe. Le but étant de consulter la population sur les solutions pouvant éliminer ces barrières.
Ce livre vert est l'un des éléments qui participent à la réalisation du plan d'action de la commission européenne qui vient d'être publié et qui à comme objectif de doubler le chiffres de e-commerce en 2015.
La France est-elle bien préparer pour prendre sa place dans ce contexte qui se voudra de plus en plus concurrentiel et de plus en plus ouvert à des solutions européennes ? Comment concurrencer les géants d'internet qui vont venir déployer leur solution dans le commerce de proximité à l image de Google ou Paypal si on ne favorise par en France l'émergence de solutions innovantes (qui peuvent venir d entrepreneurs) ?
Est ce qu' il est possible que les autorités en France donnent aux entrepreneurs Français les mêmes chances de réussir que les entrepreneurs des autres pays ? Je ne dis pas çà par chauvinisme mais uniquement par soucis d'égalitarisme.
Il est largement temps de réagir car comme à l'image du net qui évolue très vite, le monde des paiements s'est mis à évoluer avec la même rapidité...
lundi 9 janvier 2012
Bonne année 2012 !!!!
C’est encore une nouvelle année qui s'annonce pleine de bouleversements et avec de nombreux sujets à étudier (liste non exhaustive) – c’est d’ailleurs ce que nous allons faire au sein du cabinet.
Et bien sur n'hesitez pas à me contacter si vous avez des besoins.
Bruno Joanides 06.08.73.78.16
- Quelle sera la progression du m-paiement dans les pays développés et les pays en voie de développement (En effet, il s’agit de deux situations bien différentes)
- Comment lutter contre la fraude (qui augmente avec l’e/m-commerce)
- Les nouveaux acteurs du paiement vont-ils trouver leur place (Google, Paypal, Amazon payment) et sous quelle forme ?
- Quels seront les effets de la directive sur la monnaie électronique en France et dans UE. La France est en retard pour la transposition de la directive. N’est-ce pas déjà partir avec un handicap ?
- Quels vont être les effets de la nouvelle concurrence entre les cards scheme (Visa et MasterCard) et les banques. En effet, grâce à la DSP et DME2 , Visa et MasterCard lancent leur offre grand public des cartes prépayées désintermédiant ainsi totalement les banques.
- Les acteurs historiques du paiement (les banques) sont fortement attaqués. Il existe cependant des alternatives. Lesquelles ?
- La convergence e-commerce et commerce physique est en marche. Comme cela se traduira-il dans les actes d’achat et les paiements ?
- Aura-t-on encore besoin de sa carte bancaire ou de son chéquier à la fin de l’année 2012 ?
- Etc.
Et bien sur n'hesitez pas à me contacter si vous avez des besoins.
Bruno Joanides 06.08.73.78.16
mercredi 14 décembre 2011
Un nouveau modèle de dossier en ligne sur le site de l'ACP
L'Instruction no 2011-I-17 modifiant le formulaire de demande d’agrément des établissements de paiement est disponible sur le site de l'ACP ainsi que le nouveau formulaire lui-même. Pas de grands bouleversements, il s'agit plutot d'expliciter certains paragraphes ou de les reformuler.
Liste on-line des établissements de paiement en France
Vous pouvez clicker sur ce lien pour avoir la liste des établissements de paiement habilités à exercer en France et la liste des agents.
lundi 21 novembre 2011
La commission européene ouvre une enquéte sur les pratiques anti-concurrencielles dans le monde des paiements
Ce n'est pas vraiment une nouvelle fraiche, mais je le mets en ligne quand meme pour ceux qui l'aurait manquée : La commission européenne ouvre une enquéte de facon à " s’assurer que la concurrence n’est pas indûment restreinte, par exemple du fait de l’exclusion de nouveaux arrivants et des prestataires de services de paiement qui ne sont pas contrôlés par une banque. Le verrouillage du marché des paiements en ligne pourrait entraîner une hausse des prix pour les cybercommerçants et, en définitive, pour les consommateurs. L'ouverture d'une procédure ne préjuge pas de l’issue de l’enquête, mais signifie simplement que la Commission traite ce dossier en priorité et qu’elle réunira les informations nécessaires pour pouvoir arrêter une position définitive."
. De plus dans le communiqué, il est fait mention d'une plainte déposée qui aurait également concouru à l'ouverture de cette enquête.(voir le detail de ce communiqué.)
On peut rappeler également que la chasse à la CIP devient de plus en plus présente et qu'avec ces deux "dossiers" les opérateurs historiques (les banques) sont "challengées" trés fortement en cette fin d'année...
. De plus dans le communiqué, il est fait mention d'une plainte déposée qui aurait également concouru à l'ouverture de cette enquête.(voir le detail de ce communiqué.)
On peut rappeler également que la chasse à la CIP devient de plus en plus présente et qu'avec ces deux "dossiers" les opérateurs historiques (les banques) sont "challengées" trés fortement en cette fin d'année...
jeudi 15 septembre 2011
Interview de NordPay, établissement de paiement en Grande Bretagne
Voici l'interview de Guillaume Ponsard (dirigeant de NordPay). Je le remercie pour avoir bien voulu répondre à mes questions.
En préambule, je tiens à préciser que les propos sont reportés fidélement et ne représentent que le point de vue de Guillaume Ponsard.
Par exemple, les frais annoncés pour devenir établissement de paiement que cela soit en France ou dans dans autre pays varient grandement en fonction du dossier, de la préparation et des services de paiement proposés (et bien d'autres choses). Les chiffres annoncés ici ne doivent être considérés que comme applicables au cas de NordPay et non pas forcement comme un ordre de grandeur. Si vous voulez un devis concernant votre projet n'hesitez pas à me contacter.
Bruno Joanides (BJ) : Depuis combien de temps la société NordPay existe-t-elle ? Qui en sont les dirigeants ?
Nordpay (NP) : Nordpay Financial ltd est né du regroupement de sociétés présentes sur le marché des paiements électroniques depuis 2003. La société est détenue à parts égales entre Frédéric NOEL, Alina ALISTARH et Guillaume PONSARD.
BJ : Est-ce que vous pouvez préciser la stratégie et le positionnement de NordPay. Quel est le potentiel estimé du marché visé ?
NP : NordPay est principalement positionné sur le marché du processing et de l‘acquisition de Cartes Bancaires en Europe. Nous opérons sur un marché certes concurrentiel mais qui offre une croissance importante. Nous sommes confiants sur notre capacité à devenir un acteur majeur du paiement en Europe. Car à la différence des nouveaux acteurs qui arrivent aujourd’hui sans client, nous avons à la fois un historique, une technologie et une base de plusieurs milliers de clients. Notre offre et notre positionnement peuvent paraître semblables à ceux des banques traditionnelles. Mais les banques fournissent des services bancaires et offrent, entre autres, des solutions d’encaissement. NordPay et son service « Paysite Cash » ne propose que des services de traitement et d’encaissement. Et comme nous concentrons notre énergie sur des opérations de paiement, nos services sont plus aboutis et plus évolués que si nous avions à assumer les nombreuses autres fonctions d’une banque traditionnelle. Et cela fait toute la différence ! Ainsi, lorsqu’une banque fourni un formulaire de paiement brut avec pour seule personnalisation l’adjonction d’un logo, NordPay procède par l’intégration totale et donc par une immersion complète de l’acheteur dans le tunnel de vente et le design du site web. Ceci change beaucoup la perception du service que peut avoir le client au moment crucial de l’acte de paiement. L’accompagnement personnalisé est évidemment un facteur important dans notre offre. L’équipe de support de NordPay connait bien ses commerçants dont les besoins évoluent continuellement. Le conseil a une place prédominante dans notre approche. En maîtrisant le contexte de chaque organisation, nous connaissons parfaitement nos clients, les conseillons au mieux de leurs intérêts et nous engageons dans une relation à long terme avec eux. D’ailleurs les établissements bancaires avec lesquelles nous travaillons ont bien compris l’intérêt de s’adosser à un partenaire tel que NordPay.
BJ : Est-ce que vous pouvez donner une vue de l’organisation de NordPay (nombre de personnes, découpage par activités) ?
NP : Agir local, penser global est le maitre mot de notre organisation. Nous sommes présents physiquement à Londres, Paris, à Gironne en Espagne, Tallinn en Estonie et continuerons notre déploiement en Europe. Même si une partie de nos équipes est éloignée géographiquement afin d’être proche de nos clients, notre offre est consolidée en un seul point de traitement. Nos équipes sont majoritairement basées dans 3 pays. Le département conformité est basé à LONDRES, l’Informatique, notamment les architectures PCI DSS, est en France et une partie des services de support en Estonie. Les autres pays regroupent et regrouperont des services clients. Notre offre est unique car nous fonctionnons comme un guichet unique du paiement électronique. Un guichet de paiement multi canal en quelque sorte. Nous sommes capables de gérer, sur l’ensemble de la zone euro :
- Le traitement du processing CB sur des contrats Monétique de banques Européennes
- L’ouverture de contrat VAD dédié avec un descripteur spécifique
- L’ouverture de contrat d’encaissement sans VAD en mode « third part processing »
- La gestion des prélèvements, dispatching de virement, la maîtrise de la fraude,
…Nous sommes la solution miracle pour tout acteur du E-commerce !
BJ : Vous venez de vous positionner sur un marché très concurrentiel, à faible marge, où les acteurs historiques (banques) et pure players (comme paypal) sont déjà très présents et bien installés. Comment pensez-vous vous positionner par rapport à ces acteurs ?
NP : Je connais peu de marchés non concurrentiels sur des marchés matures et dont les opportunités de croissance sont certaines! Bien sûr les concurrents sont nombreux car le marché pèse très lourd, et bien sûr, il faut être chaque jour un peu meilleur. Mais nous ne faisons pas tous le même métier et notre offre est spécifique. De plus, le marché va connaître une consolidation de ses acteurs qui sera profitable aux sociétés régulées. Ceux qui n’ont pas de licence aujourd’hui vont disparaître. Rapidement. Des actions concertées sont engagées dans ce sens. Aujourd’hui peu d’acteurs sont capables de répondre aux besoins des entreprises qui opèrent simultanément dans plusieurs pays européens. NordPay l’a intégré dans son ADN. Et ce ne sont ni PAYPAL que vous citez, ni les banques traditionnelles qui peuvent répondre à ces besoins. Il faut de l’agilité, de la souplesse, de la créativité, de l’énergie, de l’enthousiasme … qui n’existent que dans les structures à taille moyenne comme la nôtre.
BJ : Vous avez obtenu votre agrément en Angleterre. Pourquoi avoir fait ce choix ? Est-ce que c’était finalement un bon choix ?
NP : Ce choix a été mûrement réfléchi avec un processus relativement long. Nous avons rencontré des consultants et cabinets d’avocats de plusieurs pays. La France ne devait pas être privilégiée en vertu du confort que la proximité et la langue étaient censées nous apporter. Nous avons finalement opté pour le Royaume-Uni pour la qualité de l’accompagnement. Nous étions relativement bien préparés car nos process avaient été validés en amont. Notre organisation était en grande partie ISO sur le périmètre prudentiel et normatif lié au fonctionnement d’un Etablissement de Paiement.
BJ : L’agrément EP permet la demande de passeport pour étendre l’activité vers d’autres pays européens. Quelle est votre stratégie sur ce point ?
NP : Nous avons demandé le passeport de nos activités et sommes donc autorisés à fournir des services de paiement dans les 27 pays de l’Union européenne. Ce point est important car nos clients sont basés dans tous les pays de l’Union.
BJ : Combien de temps vous a-t-il fallu pour mener à bien ce projet ? Est-ce que vous pouvez donner un ordre d’idée sur le cout du projet ?
NP : Il nous a fallu 18 mois et beaucoup d’argent. Si on ne compte que les frais extérieurs (conseils, audits, …), il faut compter environ 150 k€. Mais si on englobe l’ensemble du projet (capital, BFR, temps passés, frais, …), l’addition grimpe vite et haut à près de 500 k€.
BJ : Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de cette demande d’agrément ?
NP : Les difficultés furent évidemment nombreuses alors que nous nous sentions pourtant bien préparés. Cet agrément reste complexe et bien que nous étions 3 associés avec des compétences complémentaires et un background important dans le paiement, nous avons rapidement recruté et intégré notre Directeur de la conformité. Ses 20 années d’expérience dans le domaine bancaire ont été éminemment profitables.
Nous avions fort heureusement une organisation bien préparée avec une informatique dédiée à l’ensemble des processus. Nous étions déjà PCI DSS et respections l’ensemble des critères sécuritaires. Grâce à cet acquis, nous avons pu nous concentrer sur l’ajustement et la formalisation de nos processus. Malgré ces atouts, il faut bien comprendre le fonctionnement du mode régulé pour convaincre de sa capacité à opérer. Lever de nombreux freins et répondre aux nombreuses questions du régulateur. Ces opérations ont été éprouvantes. Après quelques mois de recul, le fonctionnement en mode régulé nous impose un formalisme important et une vigilance constante.
BJ : L’agrément obtenu quand comptez vous lancer vos activités ?
NP : Nos activités sont lancées depuis début 2011
Services de paiement
BJ : Quelle relation avez vous vis-à-vis des réseaux cartes (Visa, Master Card) ? et des banques ?
NP : Nous avons des accords exclusifs sur la partie acquisition. Ils doivent rester confidentiels. Je peux seulement vous dire que nous sommes en discussions avancées avec les réseaux et devrions pouvoir sortir des offres très compétitives grâce à de nouveaux accords.
BJ : Votre schéma de paiement continue à s’appuyer la carte bancaire. Est-ce que vous considérez utiliser d’autres moyens de paiement (prélèvement, virement) ?
NP : Nous fournissons des services de paiement locaux dans les principaux pays de l’Union européenne (virement, prélèvement, …). Comme je vous le disais nous offrons un guichet unique pour du paiement multi canal.
BJ : Quels types de services de paiement allez-vous fournir ? (Paiement en plusieurs fois, abonnements, crédits, etc.)
NP : Nous fournissons des services d’encaissement par carte bancaire (direct débit ou abonnement), mais également traitement de chèques, virements et prélèvements.
BJ : Comment gérez-vous le 3D Secure avec NordPay ?
NP : Nous avons intégré la norme 3D Secure en mode « ultra optimisé » afin de conserver un fort taux de conversion. Le problème avec le 3D Secure tient dans la déperdition des clients lors du processus de validation. Nous avons levé ce risque en préparant l’acheteur dès les premières phases de paiement afin qu’il ne soit pas dérouté.
BJ : Quelle est votre stratégie de développement ? Est-ce que vous allez développer d’autres services de paiement ou des services connexes ?
NP : Nous poursuivons notre développement au niveau européen. Ceci passe par une consolidation de nos positions existantes auprès de nos marchés historiques. Nous avons également développé un programme de monitoring agent permettant à des sociétés offrants des services de paiement de continuer leur activité en utilisant notre structure. Elles conservent ainsi la propriété de leurs clients et peuvent opérer sur le marché en toute légalité. Nous fournissons l’IT, la régulation, le périmètre sécuritaire et sommes garants des conditions d’exploitation. L’Agent conserve sa politique commerciale, ses marchés, ses clients, ses prérogatives spécifiques.
En préambule, je tiens à préciser que les propos sont reportés fidélement et ne représentent que le point de vue de Guillaume Ponsard.
Par exemple, les frais annoncés pour devenir établissement de paiement que cela soit en France ou dans dans autre pays varient grandement en fonction du dossier, de la préparation et des services de paiement proposés (et bien d'autres choses). Les chiffres annoncés ici ne doivent être considérés que comme applicables au cas de NordPay et non pas forcement comme un ordre de grandeur. Si vous voulez un devis concernant votre projet n'hesitez pas à me contacter.
Bruno Joanides (BJ) : Depuis combien de temps la société NordPay existe-t-elle ? Qui en sont les dirigeants ?
Nordpay (NP) : Nordpay Financial ltd est né du regroupement de sociétés présentes sur le marché des paiements électroniques depuis 2003. La société est détenue à parts égales entre Frédéric NOEL, Alina ALISTARH et Guillaume PONSARD.
BJ : Est-ce que vous pouvez préciser la stratégie et le positionnement de NordPay. Quel est le potentiel estimé du marché visé ?
NP : NordPay est principalement positionné sur le marché du processing et de l‘acquisition de Cartes Bancaires en Europe. Nous opérons sur un marché certes concurrentiel mais qui offre une croissance importante. Nous sommes confiants sur notre capacité à devenir un acteur majeur du paiement en Europe. Car à la différence des nouveaux acteurs qui arrivent aujourd’hui sans client, nous avons à la fois un historique, une technologie et une base de plusieurs milliers de clients. Notre offre et notre positionnement peuvent paraître semblables à ceux des banques traditionnelles. Mais les banques fournissent des services bancaires et offrent, entre autres, des solutions d’encaissement. NordPay et son service « Paysite Cash » ne propose que des services de traitement et d’encaissement. Et comme nous concentrons notre énergie sur des opérations de paiement, nos services sont plus aboutis et plus évolués que si nous avions à assumer les nombreuses autres fonctions d’une banque traditionnelle. Et cela fait toute la différence ! Ainsi, lorsqu’une banque fourni un formulaire de paiement brut avec pour seule personnalisation l’adjonction d’un logo, NordPay procède par l’intégration totale et donc par une immersion complète de l’acheteur dans le tunnel de vente et le design du site web. Ceci change beaucoup la perception du service que peut avoir le client au moment crucial de l’acte de paiement. L’accompagnement personnalisé est évidemment un facteur important dans notre offre. L’équipe de support de NordPay connait bien ses commerçants dont les besoins évoluent continuellement. Le conseil a une place prédominante dans notre approche. En maîtrisant le contexte de chaque organisation, nous connaissons parfaitement nos clients, les conseillons au mieux de leurs intérêts et nous engageons dans une relation à long terme avec eux. D’ailleurs les établissements bancaires avec lesquelles nous travaillons ont bien compris l’intérêt de s’adosser à un partenaire tel que NordPay.
BJ : Est-ce que vous pouvez donner une vue de l’organisation de NordPay (nombre de personnes, découpage par activités) ?
NP : Agir local, penser global est le maitre mot de notre organisation. Nous sommes présents physiquement à Londres, Paris, à Gironne en Espagne, Tallinn en Estonie et continuerons notre déploiement en Europe. Même si une partie de nos équipes est éloignée géographiquement afin d’être proche de nos clients, notre offre est consolidée en un seul point de traitement. Nos équipes sont majoritairement basées dans 3 pays. Le département conformité est basé à LONDRES, l’Informatique, notamment les architectures PCI DSS, est en France et une partie des services de support en Estonie. Les autres pays regroupent et regrouperont des services clients. Notre offre est unique car nous fonctionnons comme un guichet unique du paiement électronique. Un guichet de paiement multi canal en quelque sorte. Nous sommes capables de gérer, sur l’ensemble de la zone euro :
- Le traitement du processing CB sur des contrats Monétique de banques Européennes
- L’ouverture de contrat VAD dédié avec un descripteur spécifique
- L’ouverture de contrat d’encaissement sans VAD en mode « third part processing »
- La gestion des prélèvements, dispatching de virement, la maîtrise de la fraude,
…Nous sommes la solution miracle pour tout acteur du E-commerce !
BJ : Vous venez de vous positionner sur un marché très concurrentiel, à faible marge, où les acteurs historiques (banques) et pure players (comme paypal) sont déjà très présents et bien installés. Comment pensez-vous vous positionner par rapport à ces acteurs ?
NP : Je connais peu de marchés non concurrentiels sur des marchés matures et dont les opportunités de croissance sont certaines! Bien sûr les concurrents sont nombreux car le marché pèse très lourd, et bien sûr, il faut être chaque jour un peu meilleur. Mais nous ne faisons pas tous le même métier et notre offre est spécifique. De plus, le marché va connaître une consolidation de ses acteurs qui sera profitable aux sociétés régulées. Ceux qui n’ont pas de licence aujourd’hui vont disparaître. Rapidement. Des actions concertées sont engagées dans ce sens. Aujourd’hui peu d’acteurs sont capables de répondre aux besoins des entreprises qui opèrent simultanément dans plusieurs pays européens. NordPay l’a intégré dans son ADN. Et ce ne sont ni PAYPAL que vous citez, ni les banques traditionnelles qui peuvent répondre à ces besoins. Il faut de l’agilité, de la souplesse, de la créativité, de l’énergie, de l’enthousiasme … qui n’existent que dans les structures à taille moyenne comme la nôtre.
BJ : Vous avez obtenu votre agrément en Angleterre. Pourquoi avoir fait ce choix ? Est-ce que c’était finalement un bon choix ?
NP : Ce choix a été mûrement réfléchi avec un processus relativement long. Nous avons rencontré des consultants et cabinets d’avocats de plusieurs pays. La France ne devait pas être privilégiée en vertu du confort que la proximité et la langue étaient censées nous apporter. Nous avons finalement opté pour le Royaume-Uni pour la qualité de l’accompagnement. Nous étions relativement bien préparés car nos process avaient été validés en amont. Notre organisation était en grande partie ISO sur le périmètre prudentiel et normatif lié au fonctionnement d’un Etablissement de Paiement.
BJ : L’agrément EP permet la demande de passeport pour étendre l’activité vers d’autres pays européens. Quelle est votre stratégie sur ce point ?
NP : Nous avons demandé le passeport de nos activités et sommes donc autorisés à fournir des services de paiement dans les 27 pays de l’Union européenne. Ce point est important car nos clients sont basés dans tous les pays de l’Union.
BJ : Combien de temps vous a-t-il fallu pour mener à bien ce projet ? Est-ce que vous pouvez donner un ordre d’idée sur le cout du projet ?
NP : Il nous a fallu 18 mois et beaucoup d’argent. Si on ne compte que les frais extérieurs (conseils, audits, …), il faut compter environ 150 k€. Mais si on englobe l’ensemble du projet (capital, BFR, temps passés, frais, …), l’addition grimpe vite et haut à près de 500 k€.
BJ : Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de cette demande d’agrément ?
NP : Les difficultés furent évidemment nombreuses alors que nous nous sentions pourtant bien préparés. Cet agrément reste complexe et bien que nous étions 3 associés avec des compétences complémentaires et un background important dans le paiement, nous avons rapidement recruté et intégré notre Directeur de la conformité. Ses 20 années d’expérience dans le domaine bancaire ont été éminemment profitables.
Nous avions fort heureusement une organisation bien préparée avec une informatique dédiée à l’ensemble des processus. Nous étions déjà PCI DSS et respections l’ensemble des critères sécuritaires. Grâce à cet acquis, nous avons pu nous concentrer sur l’ajustement et la formalisation de nos processus. Malgré ces atouts, il faut bien comprendre le fonctionnement du mode régulé pour convaincre de sa capacité à opérer. Lever de nombreux freins et répondre aux nombreuses questions du régulateur. Ces opérations ont été éprouvantes. Après quelques mois de recul, le fonctionnement en mode régulé nous impose un formalisme important et une vigilance constante.
BJ : L’agrément obtenu quand comptez vous lancer vos activités ?
NP : Nos activités sont lancées depuis début 2011
Services de paiement
BJ : Quelle relation avez vous vis-à-vis des réseaux cartes (Visa, Master Card) ? et des banques ?
NP : Nous avons des accords exclusifs sur la partie acquisition. Ils doivent rester confidentiels. Je peux seulement vous dire que nous sommes en discussions avancées avec les réseaux et devrions pouvoir sortir des offres très compétitives grâce à de nouveaux accords.
BJ : Votre schéma de paiement continue à s’appuyer la carte bancaire. Est-ce que vous considérez utiliser d’autres moyens de paiement (prélèvement, virement) ?
NP : Nous fournissons des services de paiement locaux dans les principaux pays de l’Union européenne (virement, prélèvement, …). Comme je vous le disais nous offrons un guichet unique pour du paiement multi canal.
BJ : Quels types de services de paiement allez-vous fournir ? (Paiement en plusieurs fois, abonnements, crédits, etc.)
NP : Nous fournissons des services d’encaissement par carte bancaire (direct débit ou abonnement), mais également traitement de chèques, virements et prélèvements.
BJ : Comment gérez-vous le 3D Secure avec NordPay ?
NP : Nous avons intégré la norme 3D Secure en mode « ultra optimisé » afin de conserver un fort taux de conversion. Le problème avec le 3D Secure tient dans la déperdition des clients lors du processus de validation. Nous avons levé ce risque en préparant l’acheteur dès les premières phases de paiement afin qu’il ne soit pas dérouté.
BJ : Quelle est votre stratégie de développement ? Est-ce que vous allez développer d’autres services de paiement ou des services connexes ?
NP : Nous poursuivons notre développement au niveau européen. Ceci passe par une consolidation de nos positions existantes auprès de nos marchés historiques. Nous avons également développé un programme de monitoring agent permettant à des sociétés offrants des services de paiement de continuer leur activité en utilisant notre structure. Elles conservent ainsi la propriété de leurs clients et peuvent opérer sur le marché en toute légalité. Nous fournissons l’IT, la régulation, le périmètre sécuritaire et sommes garants des conditions d’exploitation. L’Agent conserve sa politique commerciale, ses marchés, ses clients, ses prérogatives spécifiques.
lundi 12 septembre 2011
BYSTER : c'est parti !
Buyster (Bouygues Telecom, Atos, SFR et Orange) a annoncé le lancement officiel de son nouveau service de paiement, celui-ci sera présenté au grand public lors du salon du E-commerce le 13 septembre prochain.
L’objectif de ce nouveau service étant de faciliter l’acte d achat sur internet et développer l'achat via mobile tout en rassurant le consommateur (inquiet par l’utilisation de sa carte bancaire).
L’identification et le paiement se font par le biais du numéro de téléphone et d’un code confidentiel Buyster pour le paiement par internet et encore plus simplement pour l'achat via mobile puisque l’utilisateur est identité sur le réseau des opérateurs ainsi il n a plus qu’a saisir son code confidentiel Buyster pour réaliser son acte d’achat.
Des grands noms du E-commerce ont déjà installé Busyter sur leur site (BrandAlley et Rueducommerce) et la plateforme de la BNPP merc@net et prestashop notamment le proposeront en standard.
L’objectif de ce nouveau service étant de faciliter l’acte d achat sur internet et développer l'achat via mobile tout en rassurant le consommateur (inquiet par l’utilisation de sa carte bancaire).
L’identification et le paiement se font par le biais du numéro de téléphone et d’un code confidentiel Buyster pour le paiement par internet et encore plus simplement pour l'achat via mobile puisque l’utilisateur est identité sur le réseau des opérateurs ainsi il n a plus qu’a saisir son code confidentiel Buyster pour réaliser son acte d’achat.
Des grands noms du E-commerce ont déjà installé Busyter sur leur site (BrandAlley et Rueducommerce) et la plateforme de la BNPP merc@net et prestashop notamment le proposeront en standard.
Inscription à :
Messages (Atom)